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17
Oct11
  Justice

Houlgate : L'enfance en danger - 1ère rencontre des Unités d'Accueil Médico-Judiciaire de Normandie

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Aujourd'hui en France :
97 000 enfants sont en danger;
20 000 sont victimes de maltraitance;
44% des enfants maltraités ont moins de 6 ans;
60% des enfants maltraités sexuellement le sont dans leur famille.

 
Ces chiffres prouvent, s'il le fallait, toute l'importance du travail de prévention, d'accompagnement et d'écoute réalisé par l'association "L'Enfant bien entendu" de Cabourg.

Cette association, présidée par Dominique Brichard, a organisé à Houlgate, la première journée de rencontre des Unités d'Accueil Médico-Judiciaire de Normandie. En présence de Martine Brousse, la déléguée générale nationale de la "Voix de l'enfant", l'ensemble des participants a pu échanger sur l'accompagnement des victimes et des familles tout au long de la procédure judiciaire. Je connais bien Martine Brousse pour siéger à ses côtés à la Commission Nationale Consultative des Droits de l'Homme, et je constate une fois de plus notre concordance de vue sur tous ces sujets.
  
  Je suis très fière d'avoir pu soutenir l'action de cette association et d'oeuvrer ainsi à la reconstruction de ces enfants.

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23
Juin11
  Justice

Intervention sur le jugement des mineurs

2 commentaires
Intervention à la discussion générale sur le Projet de loi
"Participation des citoyens au fonctionnement
de la justice pénale et jugement des mineurs"


Madame la présidente, monsieur le ministre, monsieur le rapporteur, mes chers collègues, que l’on soit pour ou contre ce texte, que l’on ait des observations à formuler ou que l’on souhaite l’amender, force est de reconnaître qu’il s’agit d’un texte d’innovation politique et démocratique, à l’image de l’œuvre de réforme engagée par le Gouvernement que M. le garde des sceaux représente ce soir au banc des ministres.
 

Je ne parlerai que de la justice des mineurs, pour m’interroger sur le moment où un individu se transforme en citoyen, sur le moment où l’esprit de responsabilité, le respect de l’autre et le refus de la violence forgent une conscience.
 

Chacun le sait, et les interventions de cet après-midi l’ont mis en lumière, l’enfance reste le lieu de tous les conflits, de toutes les fragilités, de tous les dangers, et notre droit, tant avec les dispositifs de protection de l’enfance qu’avec l’excuse atténuante de minorité, prend en compte la dimension inachevée de ces personnalités en devenir. Il ne s’agit naturellement pas d’exonérer de leur responsabilité les mineurs qui se rendent coupables d’actes délictueux : toute violence est illégitime, tout agissement délictueux doit être sanctionné avec fermeté et rapidité, et c’est l’objectif visé par ce texte. Il faut cependant que nous gardions aussi à l’esprit l’exigence première d’œuvrer en faveur de la réinsertion la plus réussie, la plus positive, de ces jeunes, y compris de ceux qui sont confrontés à une forme de déclassement, de relégation, de perte d’espoir et de confiance dans l’avenir ou, tout simplement, qui sont frappés par les effets d’une crise sans précédent et d’un chômage important.
 

Adapter, comme vous avez décidé de le faire, l’ordonnance de 1945 est parfaitement légitime. Il faut se rappeler qu’elle a été l’objet de multiples modifications et qu’elle venait elle-même stabiliser un droit assez erratique, oscillant entre des solutions très libérales et des solutions extrêmement répressives pour les mineurs ; je pense en particulier à la création d’un bagne pour enfants. En proposant, comme vous le faites aujourd’hui, d’adapter notre droit, vous restez fidèles au cadre de 1945, mais il aurait sans doute été heureux, monsieur le ministre, d’inscrire cette réflexion sur la justice des mineurs dans une vision juridique plus large au moment même où vous avez indiqué qu’un code de justice des mineurs était en cours d’élaboration. De la même façon, nous n’échapperons pas à une approche globale des dysfonctionnements sociaux qui touchent au cœur de notre démocratie, faisant de jeunes adolescents les auteurs de fautes parfois inqualifiables.
 

Cette référence que représente, dans notre droit, la justice des mineurs évolue avec ce texte vers un certain nombre d’innovations. Tribunal correctionnel, mise en œuvre d’une procédure de comparution directe, création d’un dossier de personnalité, mise en cause de la responsabilité parentale : tout cela paraît tout à fait justifié dès lors que nous restons extrêmement attentifs à la fidélité aux principes constitutionnels de l’ordonnance de 1945. Ces principes, non seulement, monsieur le ministre, vous les connaissez parfaitement, mais vous les avez rappelés avec force, à l’instar d’un certain nombre d’associations et d’organismes ; je ne citerai que la Commission consultative nationale des droits de l’homme, qui a exprimé avec beaucoup de rigueur l’importance du respect de ces principes, s’agissant tant du principe de spécificité que de la prééminence affirmée des mesures éducatives sur des sanctions plus répressives. On ne peut naturellement pas dissocier la politique pénale de la politique éducative.
 

Ces principes de valeur constitutionnelle s’inscrivent aussi dans nos engagements internationaux, vous le savez, et il importe – je me permets d’y insister – que nous respections ceux-ci. Je réitère donc à cette tribune l’idée qu’il faudrait doter le Parlement, sans doute avec l’exécutif, d’un mécanisme d’évaluation de nos engagements internationaux, que nous mettons beaucoup d’énergie à négocier. Nous devons veiller avec un soin particulier à leur application exemplaire.

Ce texte doit donc être soutenu, mais je voudrais, monsieur le ministre, que vous puissiez apporter, au cours des débats, tous les apaisements, notamment lors de la discussion des amendements, pour que chacun comprenne qu’il n’y a aucune dérive de la justice des mineurs vers le droit commun. Une telle dérive, de même que l’abaissement de l’âge de la majorité pénale, ne serait effectivement pas acceptable.
 

Je termine sur les limites qui peuvent aujourd’hui être celles des solutions répressives dans une société moderne. Pour nécessaires qu’elles soient, celles-ci ne peuvent constituer un signal suffisant à l’adresse d’une jeunesse en quête de repères, qui a besoin de retrouver confiance dans la société et dans l’avenir. Au moment où un certain nombre de nos institutions, quelles que soient leurs qualités, ont moins de prise sur la société, il faut fuir le concept globalisant d’une jeunesse à la fois dangereuse et en danger. Il faut peut-être, en revanche, saisir ce moment pour nous appuyer d’une manière tout à fait nouvelle non seulement sur nos associations et nos réseaux sociaux, qui font un travail remarquable, mais aussi sur de nouveaux réseaux d’entraide et d’initiative privée. N’est-ce pas le moment, monsieur le ministre, de mobiliser la société pour valoriser la compétence au profit des jeunes, dans leur parcours, dans la prévention, dans l’accompagnement éducatif personnel, de façon à ce que l’engagement citoyen soit au rendez-vous de ce grand pari de la jeunesse ? Il faut aussi que le Gouvernement réaffirme sa volonté, que je crois partagée, d’une politique en faveur de la jeunesse de ce pays. N’oublions pas qu’il s’agit tout simplement de notre avenir. (« Très bien ! » et applaudissements sur les bancs des groupes UMP et NC.)


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Commentaires
martine Forest Ohanessian le 09/09/11 à 22:40
Madame la députée.


Je suis particulièrement touché par votre intervention sur ce sujet , parce que je pense que nous pouvons tous faire un énorme effort pour éviter la délinquance , des le plus jeune age pour à l'école ou la différence et la discrimination est présente , pour les enfants de familles défavorisés , et pour ceux qui ont trop.... et plus de repaire , merci pour votre engagement, que je connais personnellement , pour m'avoir aidée a créer mon association caritative , pour venir en aide aux enfants du Calvados en difficultés , je vous trouve admirable .
Martine Forest

HOCQUET CHRISTINE le 24/06/11 à 12:57
Madame la Députée,

Bravo pour votre intervention, c'est un plaisir de vous lire car vous êtes tellement dans le VRAI, la jeunesse est l'Avenir de notre pays.
Il est vrai aussi que l'éducation des parents est une part importante dans la construction de la jeunesse d'aujourd'hui.
Vous avez mon soutien comme bon nombre de nos compatriotes.
Christine HOCQUET




23
Juin11
  Justice

Justice des mineurs

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Interrogeons-nous sur le moment où un individu se transforme en citoyen, sur le moment où l'esprit de responsabilité, le respect de l'autre et le refus de la violence forgent une conscience.

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21
Juin11
  Justice

Justice des mineurs

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J'interviendrai aujourd'hui en discussion générale sur le projet de loi relatif au jugement des mineurs afin de préserver des procédures qui leurs soient spécifiques. Il faut trouver un compromis entre les mesures pénales et les mesures éducatives.

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26
Nov10
  Justice

Bientôt une Maison du droit à Pont l'Evêque

Lors de la réforme de la carte judiciaire, qui a nécessité la fermeture du tribunal de Pont l'Evêque, j'avais demandé à la Ministre l'ouverture en contrepartie d'une maison du droit afin que les citoyens puissent continuer de bénéficier de conseils.

Ce dossier avance, je m'en félicite et continuerai à me mobiliser pour qu'il puisse définitivement obtenir toutes les validations nécessaires à son bon fonctionnement.


Article paru dans le Ouest france :

Une Maison du droit pour le pays d'Auge

Politiques et professionnels de la justice se sont réunis hier à Pont-l'Évêque. De gauche à droite : Nathalie Perringerard (représentante du CIDFF), Eric Enquebecq (procureur général près la cour d'appel de Caen), Jean-Paul Roughol (premier président de la cour d'appel de Caen), Catherine Edouard-Lehébot (secrétaire générale du CCAD), André Desperrois (maire de Pont-l'Évêque), Nicole Ameline (députée du Calvados), Xavier Onread (bâtonnier de Caen), Pierre Lemée (premier adjoint au maire de Pont-l'Évêque) et Patrick Picquendar (président du tribunal de grande instance de Lisieux).
Politiques et professionnels de la justice se sont réunis hier à Pont-l'Évêque. De gauche à droite : Nathalie Perringerard (représentante du CIDFF), Eric Enquebecq (procureur général près la cour d'appel de Caen), Jean-Paul Roughol (premier président de la cour d'appel de Caen), Catherine Edouard-Lehébot (secrétaire générale du CCAD), André Desperrois (maire de Pont-l'Évêque), Nicole Ameline (députée du Calvados), Xavier Onread (bâtonnier de Caen), Pierre Lemée (premier adjoint au maire de Pont-l'Évêque) et Patrick Picquendar (président du tribunal de grande instance de Lisieux).
Vous êtes confrontés à un problème juridique et vous ne savez pas à qui vous adresser ? À Pont-l'Évêque, la Maison du droit rassemblera des professionnels chargés de vous aiguiller.
Pourquoi ? Comment ?

 

Pourquoi cette Maison du droit du Pays d'Auge ?

Parce que la demande et les besoins en conseils juridiques sont grandissants. Or « les gens ne savent pas forcément vers qui se tourner. Ils éprouvent souvent une certaine crainte face aux professionnels du droit », indique Catherine Edouard-Lehébot, secrétaire générale du Conseil départemental de l'accès du droit (CCAD). Objectif, donc, informer sur les procédures juridiques et sur les professionnels du droit.

Qui sera présent dans cette Maison du droit ?

En plus, de Catherine Edouard-Lehébot, l'idée serait de faire venir un conciliateur de justice, la médiation familiale, le Centre d'information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF), le délégué du médiateur de la République, un représentant de la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations), l'enfance maltraitée, la Direction départementale du travail. Bref, toutes les structures qui peuvent aiguiller les personnes confrontées à un problème juridique. « Les avocats et les notaires du pays d'Auge pourraient également venir y tenir des permanences », espère la députée Nicole Ameline.

Le Point d'accès au droit (Pad) de Pont-l'Évêque n'est-il pas suffisant ?

Visiblement, non. « Nous avons reçu 70 personnes en cinq mois. Il aurait dû y en avoir 400 », explique Catherine Edouard-Lehébot. « L'idée est de créer un pôle multiservices et très pointu », renchérit Nicole Ameline.

Où et quand cette Maison du droit du pays d'Auge verra-t-elle le jour ?

C'est la grande question. André Desperrois, maire de Pont-l'Évêque, souhaite la bâtir en deux temps. « Il faut d'abord consolider notre Point d'accès au droit et ensuite installer la Maison du droit dans des locaux distincts de la mairie. » Si tout se passe bien, cette Maison du droit du pays d'Auge pourrait voir le jour « dès 2011, voire 2012 », espère Catherine Edouard-Lehébot.

Cette Maison du droit concurrencera-t-elle les professionnels de la justice ?

A priori, non. « Les personnes qui ont l'habitude de demander des renseignements à leur notaire ou à leur avocat continueront, selon Eric Enquebecq, procureur général près la cour d'appel de Caen. Une Maison du droit s'adresse à tous ceux qui n'osent pas aller vers les professionnels de la justice. » Catherine Edouard-Lehébot complète : « Notre but est d'écouter, renseigner et orienter, pas de donner des conseils juridiques qui restent du domaine des avocats, des notaires ou des huissiers. »

 

 

Chaque mercredi, Catherine Edouard-Lehébot tient la permanence du Pad de Pont-l'Évêque de 14 h à 17 h, à la mairie. Renseignements, tél. 02 31 64 00 02.

Charlotte MURAT.

 

  

Ouest-France  
 




29
Jan09
  Justice

Des dotations pour nos Tribunaux

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Le Ministère de la Justice affecte 64,4 millions d’euros à la reconstruction des juridictions de Lisieux et de Caen.
 
Comme elle s’y était engagée publiquement, Nicole Ameline, consciente des difficultés posées par la restructuration judiciaire, a porté avec les élus concernés les projets d’aménagement des tribunaux de Lisieux et de Caen, et, a obtenu l’affectation de crédits très importants pour leurs réalisations :
  -     19,8 millions d’euros pour le projet de restructuration du Tribunal de Grande Instance de Lisieux,
  -      44,6 millions d’euros pour doter les juridictions de Caen d’un équipement de grande qualité au service des justiciables, des magistrats et des fonctionnaires.
 
Ces crédits inscrits comme prioritaires à la liste des opérations immobilières judiciaires, permettront à notre région de disposer de nouvelles structures parfaitement adaptées, modernes, et répondant aux souhaits des professionnels de justice et des élus.
 
Nicole Ameline se félicite de cette décision notamment pour le Pays d’Auge qui a consenti un effort important de regroupement de ses juridictions.

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Philippe le 02/02/09 à 15:05
Une fois encore vous avez tenu vos engagements. Il était temps de faire quelque chose car nous commençions vraiement à étouffer au Tribunal de Lisieux.