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Déc11
  Droit de l'Homme

Nouveau texte sur les génocides : Ce n'est pas opportun

2 commentaires
Ce n’est ni le moment, ni l’intérêt de la France d’adopter un texte sur les génocides. Le génocide arménien a été reconnu par le parlement français, conformément à notre conception des droits de l’Homme et à la demande exprimée par la communauté arménienne de France. Nous n’avons pas à aller plus loin. Ce n’est pas à la loi d’écrire l’histoire.
 
La Turquie est une grande alliée de la France. Nous devons recentrer nos efforts sur une coopération effective avec ce pays clé dans notre politique méditerranéenne, et regarder l’avenir et les chances que nous pouvons tirer de cette coopération en termes politiques et économiques.
 
La France doit rassembler, imposer chaque fois que nécessaire sa vision des droits fondamentaux, mais se garder aussi d’infliger ce qu’elle n’accepterait pas davantage qu’on lui impose.

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Commentaires
Vittet Marc le 15/02/12 à 16:06
Tout à fait d'accord, ce n'est pas du tout le moment ...

LELIEVRE le 07/01/12 à 09:41
Je partage complètement votre point de vue sur la question du génocide arménien et sur l'attitude à adopter vis à vis de la Turquie.
La récupération politicienne voulue par certains députés de votre majorité et probablement -certainement?-par le président de la République, ne sert pas les intérêts de la politique méditerranéenne de la France.
Il y avait urgence il y a quelques années à pénaliser le propos négationnistes parce que le Front National en faisait un fond de commerce nauséeux et très dangereux; personne en France aujourd'hui ne doute de ce qui s'est passé en Turquie en 1915. La reconnaissance du génocide par le Parlement était suffisante pour montrer à la communauté d'origine arménienne vivant en France pour témoigner de la condamnation par la France de ce qui a été commis. Il faut laisser aux Turcs le soin de faire ce travail de mémoire et d'histoire nécessaire qui les aménera, en son temps, comme ce fut le cas pour la France, avec le discours de J. Chirac de 1995, de reconnaître la responsabilité de l'Etat ottoman dans ce crime.